EDITO DE RENTREE

La destruction de la fonction publique menée petit à petit depuis de nombreuses années n’est-elle finalement qu’une des pièces d’un puzzle macabre ? La situation générale du pays est désastreuse. C’est du reste pour cela que le gouvernement nous somme de faire des efforts ! Pourtant, parfois, il semble que l’argent se trouve sous les sabots d’un cheval lorsqu’il s’agit de s’engager dans des mesures mal pensées ou dans des dépenses somptuaires, voire pire.[1]

Certes, il faut parfois savoir accepter quelques contraintes mais tout de même. L’indécence ne gêne pas tout le monde !

De plus, il nous faut noter que bien des politiques publiques semblent se contredire. [2]

C’est un peu comme si nous étions pris en otages non pas dans un jour sans fin, mais bien plutôt dans un jour sans but. Ou plutôt si, il y en a un de but :  celui du grand marché mondial avec ses exigences qui nous échappent et des soumissions qui ne devraient pas être. Notre pays a perdu de sa superbe.

Bref, encore une fois les agents publics sont emportés dans des actions qui pour beaucoup d’entre elles leur paraissent sans logique.

C’est pourquoi nous maintenons que bien des mesures seront inefficaces, comme de jolies boules à facettes ; car il ne s’agit plus de poser des rustines ou du Sparadrap sur un corps fatigué et désabusé. C’est un peu tard ! Le mal est fait.

Le problème est plus profond : c’est un état d’esprit qui s’est installé il y a déjà plusieurs années.

Pour beaucoup d’agents la non-reconnaissance et parfois, oui il faut le dire, le mépris, sont devenus le quotidien. Et ce, quelle que soit la catégorie !

On bascule vite dans un climat d’atonie, de fébrilité voire de rejet.

         La rentrée sera – t – elle troublée ?

Les agents auront-ils des velléités de participer aux mouvements sociaux ?

Impossible de s’avancer. Car il faut l’avouer, le désenchantement de la fonction publique est très profond.

Parallèlement à cela, s’ajoute le quotidien des français qui n’ont, pour certains, pas pu partir en vacances, quotidien compliqué également par l’augmentation du prix de l’énergie et des revenus qui stagnent voire baissent- Notre pays mérite mieux tout de même.

L’environnement général plombe donc largement le moral.

Mais dès le lundi 25/08 tout va s’accélérer apparemment ! Le gouvernement va relancer les concertations avec les partenaires sociaux, nous dit-on dans le Midi  libre.

La ministre du Travail doit recevoir à partir de lundi les organisations syndicales et patronales avant l’ouverture d’une négociation sur la « modernisation du marché du travail » et la « qualité du travail.

Quant au Premier ministre, il prendra la parole également lundi 25 août, lançant ainsi sa rentrée politique marquée par l’élaboration du budget 2026, la mobilisation du 10 septembre et la menace d’une censure[3].

Pour notre ministère, la situation du monde agricole confronté à la concurrence déloyale des marchés mondiaux et aux nouveaux droits de douanes fixés par les USA à l’UE ridiculisée, vient également compliquer le travail de terrain de nos collègues face à des exploitants agricoles très irrités ; exploitants sur lesquels se sont encore ajoutées d’autres épizooties. Les risques sont grands pour tous !

Oui cette rentrée ne sera pas de tout repos ; ou bien, finalement ne sera-t-elle qu’une rentrée de plus, qui nous accablera, nous appauvrira et pas seulement financièrement ?

Les services publics continueront comme toujours à faire au mieux …juste au mieux.

Mais gardons le cap, ne nous laissons pas abattre !

« Dans la vie il n’y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. »

Vol de nuit, Antoine de Saint – Exupéry ,1931


[1] https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/la-cour-des-comptes-epingle-lelysee-pour-ses-depenses-en-forte-hausse-2111203

[2] https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/des-echanges-parfois-vifs-des-questions-a-plusieurs-milliards-deuros-87-heures-dauditions-la-saga-de-la-commission-denquete-sur-les-aides-aux-entreprises

[3] https://www.liberation.fr/politique/budget-rentree-politique-francois-bayrou-tiendra-une-conference-de-presse-lundi-20250823_ZELYNS3LARENNMCIJB4VTDRTH4/

2 commentaires

  1. Une petite erreur s’est glissée dans votre article : En effet au lieu de C’est du reste pour cela que le gouvernement nous sommes, il aurait fallut écrire C’est du reste pour cela que le gouvernement nous somme (verbe sommer, sujet le gouvernement).
    Merci

    1. bonjour,

      merci beaucoup pour votre vigilance ! effectivement le sujet est « le gouvernement » .
      bien cordialement
      sgardel

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