Depuis la fusion de fin 2025, notre nouvelle structure, la CFTC MAEnv & Ets, s’est donnée pour mission de défendre nos métiers techniques (les métiers administratifs ne sont pas oubliés mais très souvent régis en interministériel désormais) ; ces métiers de terrain qui constituent le socle concret de l’action publique dans nos territoires. Et pourtant, force est de constater que cette action publique repose aujourd’hui sur des fondations fragilisées : nos filières peinent à recruter, à convaincre, à fidéliser. Sans agents qualifiés et motivés pour porter nos missions sur le terrain, c’est la présence même de l’État dans les territoires qui s’efface, lentement mais sûrement.
En 2026, le moment est venu d’agir, avec détermination et sans détour !
L’attractivité d’une filière professionnelle ne se décrète pas par voie de circulaire. Elle se construit dans la durée, par des actes concrets et une volonté politique affirmée. C’est pourquoi la CFTC porte avec conviction plusieurs exigences qu’elle entend défendre sans relâche dans les instances de dialogue social. Nous réclamons d’abord une campagne de communication ambitieuse et ciblée, capable de faire connaître nos métiers techniques et environnementaux auprès des publics qui les ignorent encore — étudiants, demandeurs d’emploi, professionnels en reconversion.
Nous réclamons ensuite une revalorisation des grilles salariales, afin que la rémunération ne constitue plus un obstacle rédhibitoire à l’engagement dans la fonction publique agricole et environnementale. Enfin, nous défendons avec force le maintien et le renforcement de la présence physique de l’État dans chaque région : nos territoires ont besoin d’experts humains, de proximité et d’écoute, non de services dématérialisés qui éloignent l’administration des réalités du terrain.
Ensemble, défendons nos métiers pour que nos territoires ne soient jamais abandonnés.

