GT du 9 avril 2026 : Évolution des modalités de recrutement et de formation initiale des TSMA

Des constats généraux ont été établis notamment par le CGAAER en matière d’attractivité des métiers et des services du MAASA, selon lesquels, pour le corps des TSMA, les concours ne permettent plus de pourvoir les places offertes.

Après plusieurs groupes de travail, une journée de réflexion, autour de 3 ateliers, a associé des experts « cœur de métier TSMA » désignés par les organisations syndicales, ainsi que des représentants des employeurs et de l’administration en vue de l’élaboration d’une stratégie de recrutement et de formation des TSMA.

La CFTC rappelle le principe essentiel de continuité de service public, qui a une valeur constitutionnelle et qui doit permettre de garantir que les missions de l’État se poursuivent sans interruption malgré les changements de personnel.

  • Atelier 1 concernant les profils de 1er grade, spécialité vétérinaire et alimentaire :

Le constat actuel est un vivier de 90 % de contractuels, auquel il est fait régulièrement appel.

La CFTC demande que les contractuels, dont l’expertise est reconnue, deviennent fonctionnaires afin qu’ils sortent d’une précarité d’emploi, leur métier étant déjà souvent difficile. Ces métiers doivent être reconnus comme porteurs d’une stabilité d’emploi et de carrière. Il convient de prioriser les besoins mais aussi faciliter les affectations et formations.

Il faut mettre en valeur nos métiers, les faire connaître sur le terrain (par des référents métier, tuteurs), dans les lycées, auprès des bacheliers pour les concours.

Plus largement, il est indispensable d’arrêter le dénigrement des fonctionnaires et de valoriser le service public et notre statut de fonctionnaire.

  • Atelier 2 : concernant les profils de 2ème grade, toutes spécialités, jeunes diplômés :

Pour la CFTC le vivier doit être large au-delà des établissements d’enseignement agricole.

Il est important de prioriser et généraliser des séquences d’information car les jeunes diplômés ne connaissent pas les différents cursus et aussi intégrer des formations initiales concernant les métiers du ministère et les voies d’accès.

L’affectation et l’obligation de formation sont un frein aux candidatures. Une formation adaptée et différenciée selon l’expérience préalable dont dispose le jeune diplômé serait plus attractive et fonctionnelle.

Ainsi la CFTC demande que le dossier RAEP soit enfin réellement pris en compte et noté. On insiste en citant Montaigne « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».

  • Atelier 3 : concernant les profils de 2ème grade, toutes spécialités, agents en poste dans les services du MAASA (fonctionnaires et contractuels) :

La CFTC prône la simplification des concours plutôt que le rajout d’épreuves toujours plus techniques souvent sans lien avec le poste. Lorsqu’un agent est efficient, a fait ses preuves sur le terrain et dans les services il doit être motivé pour intégrer la fonction publique.

Les agents déjà en poste, qu’ils soient contractuels ou fonctionnaires, doivent pouvoir bénéficier d’un tronc commun de formations obligatoires générales et de formations métiers pratiques. Ils doivent être accompagnés réellement dans leurs démarches par leur supérieur hiérarchique et les services des ressources humaines.

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