Depuis le décret du 2 aout 1991 n°91-769 https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000709279/2026-06-07 est mis en place un système appelé Indemnité différentielle permettant de garantir qu’aucun agent public ne perçoive un traitement indiciaire brut inférieur au SMIC.
L’État verse automatiquement une indemnité compensant l’écart entre le salaire minimum et les grilles de rémunération lors d’un écart.
De nouveau cette année cette compensation va devoir être activée suite à l’arrêté du 22 mai 2026 qui a porté le SMIC horaire brut 12,31 euros c’est à dire 1867,02 euros mensuel pour un temps complet.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054126589
C’est une hausse de 2,41%. Le problème est que l’indice majoré 366 correspond à un traitement brut inférieur au SMIC.
306 000 agents de l’État sont concernés par le rattrapage qui n’est pas une bonne nouvelle sur le fond.
C’est un décrochage salariale qui apparait pour de nouvelles catégories .
Tous les agents concernés par l’indemnité « compensatrice » au 1 juin , sont ceux rémunérés entre 366 et 379 indice ( titulaires, stagiaires ou contractuels …).
Le plafond fixé est de 65,28 euros brut/ mensuel.
Concrètement, plus votre indice est faible plus votre indemnité de compensation est élevée.
Acteurs publics en mai 2026, indique qu’ un agent de catégorie C ayant 19 ans d’ancienneté dans la fonction publique ne gagnera, en moyenne, que 38 euros bruts mensuels de plus que le Smic.
La nouvelle inquiétante et révélatrice pour 2026, est l’entrée de la catégorie B ce qui révèle un tassement des grilles.
Les catégories A de bas de grille n’ont eux que quelques dizaines d’euros d’écart avec le SMIC.
Cette situation est inquiétante ; même si la situation budgétaire est compliquée l’État doit faire des choix, des choix politiques.
Il semble que les priorités de l’État ne se portent pas sur la revalorisation de nos statuts et conditions de vie comme agents publics.
Il est l’heure de savoir ce que l’on veut !
Retrouvez nos articles en lien avec ce sujet :

