La dette publique française s’établit à 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026 soit selon l’INSEE un ratio de dette publique qui s’établit à 119,0 % du PIB.
La dette au sens de Maastricht, couvre l’ensemble des administrations publiques au sens des comptes nationaux : l’État, les organismes divers d’administration centrale (ODAC), les administrations publiques locales (APUL) et les administrations de sécurité sociale (ASSO).
Cette hausse serait principalement due au déficit public, qui est à 5,4 % du PIB ; nous devons selon les critères de Maastricht ne pas dépasser 3% du PIB et pour la dette ne pas dépasser 60% du PIB. Ces critères ne sont pas nouveaux ; ils datent du traité éponyme de 1992 .
Nous sommes normalement tenus de les respecter sans compter le pacte de stabilité et de croissance réformée en 2024 qui est en fait un ensemble de règles de discipline budgétaire pour les États de l’UE et qui reprend ces exigences. Nous pourrions en faire fi. Mais cela risque de coincer fortement avec les États de l’UE qui pour certains, notamment Allemagne et États du Nord, y sont très attachés et des sanctions seraient de toute façon prévues à la clé.
Notre marge de manœuvre est donc très encadrée ; de plus la situation économique n’est pas favorable : inflation des prix notamment de l’énergie pour tout le monde même pour les administrations, la croissance de ce fait qui ralentit (consommation en berne et très faible pour 2027, investissements qui diminuent), l’emprunt qui va coûter plus cher aux ménages comme à l’État car les taux d’intérêt augmentent et la confiance générale qui diminue. C’est une boule de neige…C’est la stagflation.
Cette situation n’est pas une situation saine et tenable dans le système économique dans lequel nous évoluons.
Être un agent public ne nous interdit pas de nous interroger sur la situation et sur les conséquences de la dette bien au contraire. Individuellement, nous n’avons pas pris part à cette dégringolade c’est évident ; mais nos engagements collectifs doivent être en conformité avec nos positions personnelles sur les sujets qui engagent les dépenses publiques pour des années et des années.
Certains vous expliquerons que tout est possible, qu’on peut raser gratis. Ce n’est pas vrai. Pour une raison simple : beaucoup de choses ne dépendent pas ou plus de nous mais bien souvent des acteurs économiques et financiers dans un monde dit globalisé.
La cohérence et l’honnêteté serait au moins de le dire pour ne pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Tout ce que nous gagnons dans un sens nous le perdons dans l’autre !
Lorsque nous dénonçons à la la CFTC MAE :
– l’intervention de cabinets de conseils dispensant des idées que nous pourrions avoir nous même, à des prix prohibitifs, https://www.syndicatnationalcftcministereagricultureetetablissements.fr/2025/03/25/cabinets-de-conseil-on-a-reduit-la-voilure/
-lorsque nous dénonçons en séance du CSA ALIM le fait de déléguer à des entreprises nos pouvoirs régaliens de police pour les contrôles, https://lesitedutrefle.wordpress.com/2024/12/24/csa-alimentation-du-19-decembre-declaration-liminaire-de-lalliance-du-trefle-1/
– des cabinets d’études payés par des fonds publics pour faire des constats sur la QVCT ou le management toxique dans nos services, constats que nous savons faire nous même etc. et qui souvent ne mènent à rien …Oui nous faisons notre travail. Car il y a bien alors des dépenses sans intérêt réel, en absence même de respect des deniers publics etc. https://www.syndicatnationalcftcministereagricultureetetablissements.fr/2025/06/25/qvct-les-nouvelles-tartufferies-de-la-fonction-publique/
Être réaliste c’est un devoir pour un syndicat, pour proposer et construire pour le futur.
Rapport sur la dette des administrations publiques.

